Chantal Jouanno, à sa sortie de l'Elysée, le 8 décembre.AFP/éRIC FEFERBERG
Dans un entretien accordé au Parisien, publié mardi 14 décembre, la ministre des sports Chantal Jouanno a réagi à la démission, dimanche, d'Edgar Grospiron, directeur de la candidature d'Annecy pour les JO d'hiver de 2018. Faute d'avoir obtenu les moyens qu'il demandait pour redonner un coup d'accélérateur au projet, l'ancien champion de ski a préféré se retirer."C'est dommage car c'est un grand champion et une belle figure de proue", estime Mme Jouanno, qui loue le "travail énorme" fourni par Grospiron. Toutefois, la ministre regrette le moment choisi par le champion olympique des bosses pour démissioner : "C'est dommage que l'on se rende compte aussi tardivement, ou en tout cas que cela apparaisse de manière si brutale, qu'il y a des difficultés. A mon avis, les difficultés et le retard ne sont pas nouveaux. Les moyens, on les connait depuis le départ. A un mois de la remise du dossier de candidature [le 11 janvier], c'est difficile et très tard pour s'en rendre compte".
Ces dernières semaines, Grospiron avait fait pression pour obtenir une rallonge de budget de 12?millions d'euros afin de pouvoir assurer la promotion de la candidature fran?aise. Le Conseil de surveillance de la candidature n'ayant voté que 2?millions de crédits supplémentaires, le directeur d'Annecy 2018 a estimé n'être pas en mesure de mener à bien sa mission.
"UN RETRAIT, C'EST HORS DE QUESTION"
Sur le fond, Chantal Jouanno partage son analyse : "La France a toujours été mauvaise dans le lobbying. J'ai dit aux responsables de la candidature 'Voyez s'il n'existe pas un cabinet ou un expert qui a fait gagner d'autres candidatures et qui accepterait de travailler pour nous (…)'. Cela ne semble pas leur optique." Elle souligne également les problèmes d'organisation pointés par Grospiron : "On lui a demandé d'être le VRP et le directeur général".
Malgré les difficultés qui s'accumulent sur la candidature fran?aise, et ses chances réduites de réussite, la ministre souhaite que la démarche soit menée à terme. "Un retrait, c'est hors de question. On doit conduire ce dossier dans la dignité et jusqu'au bout." D'autant qu'"il ne s'agit pas d'une mauvaise candidature", précise la ministre qui en donne les principales qualités : l'authenticité et la forte dimension écologique.
Reste désormais à trouver un successeur à Grospiron. "Il faut qu'on la joue collectif", plaide Chantal Jouanno, qui fixe une autre priorité, "que le mouvement sportif et les membres fran?ais du CIO déclarent qu'ils soutiennent fortement cette candidature". La ministre attend désormais "des déclarations officielles".
see more montre marque at Montre Femme
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire