L'usine de Gémenos, qui produit des sachets de thé, existe depuis 118 ans dans la région. P.MAGNIEN / 20 MINUTES
fralib Un rapport d'expertise sur le projet de fermeture de l'usine Gémenos a été présenté hier
L'affaire va être portée devant les tribunaux. Les 182 salariés de Fralib à Gémenos, menacés de perdre leurs emplois à la suite du projet de fermeture de l'usine, ont voté hier une résolution visant à saisir la justice. Cette décision fait suite au rapport d'expertise présenté hier en comité d'entreprise. «Les experts n'ont pas pu disposer de toutes les informations demandées à la direction, nous allons donc saisir le juge des référés», explique Olivier Leberquier, délégué syndical CGT et salarié depuis 28 ans à l'usine de Gémenos.«Rapport partial» pour la direction
«Les quatre experts ont fait apparaître que le projet de fermeture était une escroquerie intellectuelle dans la mesure où la direction compare ses trois usines en Europe alors que les investissements, et donc la production, ne sont pas les mêmes, précise Olivier Leberquier. L'usine de Gémenos a clairement subi un désinvestissement de la direction depuis ces années : ce projet de fermeture était orchestré depuis longtemps.» Selon les salariés, sur les 102,8millions d'investissements réalisés par la direction, seuls 6,5millions ont été affectés à Gémenos. «A cause de ce désinvestissement, la production de l'usine de Gémenos a diminué de 32% entre2005 et2010», indiquent les salariés. Le cabinet d'expertise «tente de nous faire croire que les usines ne se comparent pas mais ce n'est pas exact, dénonce de son côté la direction. Les achats de pièces de rechange et les coûts de service sont identiques pour tous les sites». Selon elle, «l'usine de Gémenos est la plus petite et la moins compétitive du réseau européen puisqu'elle représente 27% des coûts pour seulement 5,1% de la production». Elle «regrette ce rapport d'expertise partial» et réaffirme sa «volonté de procéder à un accompagnement exemplaire des salariés». Cette procédure est prévue début janvier.
Les salariés ont d'ores et déjà annoncé leur refus de participer à la table ronde dans le cadre de cet «accompagnement». Dans le même temps, le préfet de région, Hugues Parant, a regretté que la direction d'Unilever n'entende pas «changer sa stratégie» et s'est dit «très conscient des dégâts occasionnés par cette décision». Dans un communiqué, il réaffirme sa volonté de poursuivre la recherche d'une solution de reprise.
amandine rancoule
pétition
Les employés de Fralib ont mis en ligne une pétition pour le maintien de l'activité de leur usine. Ils appellent à «boycotter la marque Lipton et plus particulièrement les sachets pyramides». cgt.fralibvivra.over-blog.com
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